Une enquête se doit d'être transparente. C'est la raison pour laquelle ce site s'attarde sur tous ses aspects, y compris sur les réponses à quelques critiques, la critique étant légitime dès lors qu'elle est sincère. Il faut toutefois garder à l'esprit qu'une fois cette enquête réalisée, elle a été suivie par une autre investigation qui en a confirmé les résultats. Ajoutons à cela que les témoignages sur la participation de Blancs au massacre du 13 mai 1994 à Bisesero n'ont pas été entendus que par le premier enquêteur. Ils l'ont depuis été par nombre d'autres personnes: autres enquêteurs, télespectateurs rwandais, public à l'occasion d'une rencontre au mémorial du génocide de Kigali...Il n'est, par ailleurs, pas difficile de parler à ces témoins pour qui le souhaite vraiment. Cela étant, ce site fournit bien sûr les réponses à toute interrogation.
Information importante: cette enquête a été la cible d'une calomnie orchestrée de longue date par un membre de l'équipe sans que l'enquêteur n'en soit informé. Cette calomnie a tenté de faire passer, à l'occasion d'une reconstitution collective, le remboursement des déplacements des témoins sur présentation de leur titre de transport pour l'achat de faux témoignages. Elle a donc touché aussi bien l'enquêteur que les témoins. Cette enquête s’est faite avec la participation active d'un intervenant de l'association rwandaise de rescapés Ibuka présenté par le staff même de l’association. Il faut savoir que chaque témoin a apposé sa signature au regard du montant (de quelques euros chacun) qui leur a été remis en présence de l’intervenant d’Ibuka en remboursement de leur titre de transport, chacun de ces titres ayant été remis à la comptabilité du ministère rwandais de la Justice. L'enquêteur a en sa possession la lettre officielle, signée et tamponnée, du ministère rwandais de la Justice (lettre n°149/08.25 du 4 février 2010) s’engageant à financer les transports locaux ainsi que le tableau de l’ensemble des signatures des témoins au regard de chacun des montants remboursés. Depuis qu'il a été informé de cette calomnie, l'enquêteur a pris contact avec la personne qui en est à l'origine afin qu'il s'explique, ce que ce dernier n'a pas tenu à faire, persévérant à propager cette rumeur calomnieuse.
Une plainte en diffamation a été déposée par Serge Farnel contre le directeur de publication d'un site web associatif. Le procès a eu lieu à Paris. Il a été jugé qu'il y avait bien eu diffamation et que la personne ayant tenu les propos jugés diffamatoires n'a pas été en mesure de prouver ses accusations contre Serge Farnel. Le membre de l'équipe à l'origine de la calomnie n'a pas été témoin de l'offre de preuve. Il n'y avait, pour la défense, aucun autre témoin de l'offre de preuve que la personne ayant tenu les propos jugés diffamatoires.
Le procès a eu lieu à Paris. Il a été jugé qu'il y avait bien eu diffamation et que la personne ayant tenu les propos diffamatoires n'a pas été en mesure de prouver ses accusations contre Serge Farnel. Le jugement fait état de ce que les éléments fournis par la défense "ne permettent pas de faire la preuve de la vérité du fait diffamatoire, dès lors qu'ils ne sont, pour les premiers, pas corrélés à l'imputation diffamatoire décelée dans le propos, et que la seule déclaration d'Eric Nzabihimana, qui vise indistinctement et imprécisément des témoins auxquels de l'argent aurait été promis, est insuffisante à apporter la preuve complète, parfaite et corrélative de sa vérité."
La lettre n°149/08.25 du 4 février 2010 du ministère rwandais de la Justice a été produite par la Partie civile. La comptabilité de l'enquêteur a également été produite parmi la centaine de pièces de l'offre de preuve contraire de Serge Farnel.
Le prévenu n'a donc été relaxé qu'au titre de la bonne foi.
Toute récidive de cette diffamation ne bénéficierait plus de l'excuse de bonne foi.



